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mardi 22 mai 2012

INTERVIEW: Fanny Boucher, créatrice d' Honorine Jewels

Fanny Boucher est la créatrice derrière la marque de bijoux Honorine Jewels. Basée à Jaipur, cette française expatriée a créé sa marque en 2008 après avoir eu un coup de foudre pour l'Inde. Elle apprend le métier de joaillier auprès des artisans locaux. Elle réalise des bijoux colorés et confectionne également des commandes pour des bijoux de qualité sur mesure! Pierres précieuses ou simple bracelet indiens porte bonheur, Honorine Jewels offre une palette de bijoux uniques et raffinés.




Comment êtes-vous arrivée à la création de bijoux en Inde?
fait hypokhâgne et khâgne en option philo et après trois ans de prépa j'ai eu besoin de souffler, de fermer mes bouquins et de me remplir les yeux de couleurs. J'ai voyagé en Inde avec des copines, et c'est comme ça que tout a commencé. A Jaipur, il s'est passé un déclic, et j'ai su que ce que je voulais faire, c'était créer des belles choses.

Qu'est ce qui vous inspire pour vos créations?
Les musées, les palais un peu décatis, les personnages hors du commun, les flux d'images du web, l'art moderne, contemporain, les orientalistes. J'arrête la ! Toutes ces inspirations se retrouvent chez Honorine Jewels.


Comment décririez-vous le style Honorine Jewels?
Honorine Jewels, c'est plein de symboles, d'histoires, de belles proportions et de couleurs qui se parlent.

Avez-vous une muse?
J'en ai plusieurs ! Pour le catalogue de la collection Tasselmania, toute en soie et pierres, je les ai d'ailleurs photographiées. Elles ont tous les âges et elles habitent aux quatre coins du monde d'Honorine Jewels : Bombay, Jaipur, Paris, New Delhi, L.A ! Il y a une chef, une journaliste, des créatrices, et même une écolière. Ce sont toutes des amies, des femmes superbes et inspirantes !

Quel bijoux rêvez-vous de créer? Pour qui?
J'aimerais bien faire des bijoux pour une maison qui m'inspire. Ca doit être génial d'avoir les ressources humaines et techniques pour donner vie à tous ses rêves. J'ai dessiné une immense manchette en serpents entrelacés, par exemple. Je la verrais bien sur Natasha Khan.



Vous habitez en Inde depuis quelques années, pouvez -vous nous décrire le style de la femme Indienne?
C'est impossible, il y a tellement d'Indiennes différentes : la villageoise d'Uttar Pradesh, la socialite de Delhi, l'executive woman de Bangalore, la matriarche d'Orissa, la femme au foyer de Bhatinda, ou l'adolescente über-cool de Bombay. Ce sont des mondes qui co-existent et n'ont pas grand chose à voir. Si tu parles des Indiennes que je croise et avec qui je suis copine, je dirais qu'elles prennent extrêmement soin d'elles, de leurs cheveux, de leur peau. Elles portent plus de couleurs que nous, et elles sont, mais dingues de chaussures et de sacs.

Qu'est-ce qui vous manque le plus de la France?
La nourriture et le vin ! Je rêve d'un confit de canard et d'un verre de bordeaux, hmmmmmm.

Quelle est votre plus grande réussite?
Honorine Jewels, c'est plein de petites réussites mises à la suite, qui en font au final une réussite pas mal ! Mais quand même, j'ai commencé il y a deux ans et demi avec absolument rien, pas de capital, pas de bureau, pas de contacts, dans un pays où ça n'est déjà pas facile pour une jeune femme etrangère de travailler, alors monter un business, encore moins. Aujourd'hui, Honorine Jewels fait tourner deux ateliers ! Ça j'en suis super fière. Et depuis cette année je suis aussi directrice artistique d'une start-up Internet révolutionnaire :www.gemmyo.com. On fait de la joaillerie de luxe à prix raisonnables. Et en plus, tous nos modèles sont faits en France !

Pouvez-vous nous décrire une journée de travail type?
Je me lève tôt, à 6h30. Je nage, je cours, ou je fais du yoga. Je prends un énorme petit-déjeuner, puis je travaille de mon bureau à la maison. Rien n'ouvre avant 11h en Inde, ça tombe bien. Je réponds à mes emails, je dessine, je travaille sur mon prochain catalogue, je fais des assemblages de pierres ou je prépare des dessins techniques pour Gemmyo. Je déjeune sur le pouce, puis je pars aux ateliers. Ca dure assez longtemps, parce que, bon, tout prend du temps en Inde ! Je rentre vers 18h, et c'est l'heure où commencent les nombreuses "home deliveries" de la soirée : l'atelier de soie qui dépose des dizaines de tresses colorées, le papetier qui vient montrer le nouveau packaging, et souvent, UPS qui vient chercher les colis à envoyer ! C'est aussi l'heure ou les Américains arrivent au travail et où les Européens reviennent de leur pause déjeuner : ça n'arrête pas. A 21h, je dis stop et je vais dîner !


Quels sont vos projets pour 2012?
Alors, en 2012, il y a plein de projets pour Honorine Jewels : depuis janvier seulement nous avons huit nouveaux stockistes à l'international ! On lance notre ligne de pièces en soie et pierres qui est déja un énorme succès, et on vient de commencer notre blog : www.honorinejewels.blogspot.com. Mais le grand projet, c'est qu'on ouvre nos ateliers à nous à Jaipur !


INTERVIEW IN ENGLISH


Fanny Boucher is the designer behind the brand of jewels Honorine Jewels. Based in Jaipur, this French expatriate has create her brand in 2008 after having a love at first sight for India. She learnt jeweler's job with the local craftsmen. She creates colored jewels and also makes orders for quality custom-made jewels! Precious stones or simple Indian lucky charms bracelet, Honorine Jewels offers a pallet of unique and sophisticated jewels.

How did you come up with designing jewels in India?
I studied literature, preparing philosophy exams and after three years of preparatory school for entrance to Grandes Ecoles I needed a break, to close my books and to fill me the eyes with colors. I travelled in India with friends, and it is like that that everything began. To Jaipur, there was a click, and I knew that what I wanted to do, it was to create beautiful things.

Who inspires you for your creations?
Museums, palaces a little decayed, outstanding characters, flows of images from the web, modern, contemporary art, Orientalists. I stop! All these inspirations find themselves at Honorine's Jewels's.

How would you describe the style Honorine Jewels?
Honorine Jewels is full of symbols, stories, beautiful proportions and colors which speak to each other.

Do you have you a muse?
I have some of it! For the catalog of the collection Tasselmania, with silk and stones, I photographed them. They are all the ages old and they live in every corner of Honorine Jewels's world: Bombay, Jaipur, Paris, New Delhi, L.A! There is a cook, a journalist, designers, and even a student. They are all friends, magnificent and inspiring women !



Which jewels do you dream to create? For who?
I would like to make jewels for a house which inspires me. That must be brilliant to have the human and technical resources to give life to all its dreams. I drew an immense cuff with interlaced snakes, for example. I would picture it very well on Natasha Khan.

You live in India since a few years, can you describe us the style of the Indian woman?
It is impossible, there are so different Indians: the villager of Uttar Pradesh, the socialite of Delhi, the executive woman of Bangalore, the matriarch of Orissa, the housewife of Bhatinda, or the über-cool teenager of Bombay. these worlds coexist but are so different. If you speak about Indians whom I cross and with whom I am a friend, I would say that they take extremely care of them, their hair, the skin. They wear more colors than us, and they are crazy about shoes and bags.
What do you miss the most from France?
The food and the wine! I dream about a duck confit and about a glass of Bordeaux, hmmmmmm.

What is your biggest success?
Honorine Jewels, it's full of small success put in the continuation, which make it in the end a success not bad! But all the same, I began two and a half years ago with absolutely nothing, no money, no office, no contacts, in a country where that is not already easy for a foreigner young woman to work, then starting a business, even less. Today, Honorine Jewels makes two workshops work! That I am very proud of. And for this year I am also artistic director of a revolutionary Internet start-up:www.gemmyo.com. We make luxury jewelry for moderate prices. And moreover, all our models are made in France!


Can you describe us a typical working day?
I get up early, at 6:30 am. I swim, I run, or I'm going to yoga. I take an enormous breakfast, then I work in my office at my house. Nothing opens before 11 am in India, it's perfect. I answer my emails, I draw, I work on my next catalog, I make stony assemblies or I prepare technical drawings for Gemmyo. I have a quick lunch, then I 'm going to the workshop. That lasts for a long time, because, well, everything takes time in India! I return at about 6 pm, and it is the hour when begin the numerous " home deliveries " of the evening: the silk workshop which deposits tens of colored plaits, the paper-maker who comes to show the new packaging, and often, UPS who comes to look for package to be sent! It is also the hour or the Americans arrive at the work and where the Europeans come back from their lunch break: that does not stop. At 9 pm, I say stop and I am going to dinner!

What are your projects for 2012?
Then, in 2012, there are lots of projects for Honorine Jewels: since January we only have eight new international
stockists! We launch our line of silk and stones which is already an enormous success, and we have just begun our blog: www.honorinejewels.blogspot.com. But for the big project, we open our workshop in Jaipur.

LINK

jeudi 3 mai 2012

INTERVIEW: Philippe Uter, Styliste

Philippe Uter est un styliste français qui travaille en freelance, il est également le syliste personnel de l'actrice Ludivine Sagnier sans oublier son travail de rédacteur en chef pour Guapo Magazine. Il a contribué à différents magazines tels que Vogue, Numéro, L'Optimum, Crash...Nous avons voulu en savoir plus sur ses débuts, son quotidien de styliste ainsi que son avis sur le milieu de la mode.


Comment avez-vous débuté votre carrière de styliste à Paris?
Je suis arrivé à Paris pour suivre des cours à la Chambre Syndicale de la Couture Parisienne et au bout d’un peu moins d’un an j’ai rencontré Ali Madhavi qui m’a introduit sur l’un de ses shootings en tant qu’assistant styliste. J’ai continué à assister en parallèle à mon école durant les 3 années et petit à petit les choses se sont faites.

Quelle formation avez-vous suivi?
Comme dit précédemment j’ai fait une école de mode ainsi que l’expérience sur le  terrain.

Quelle est la chose la plus difficile dans ce métier selon vous?
Le fait d’être freelance a beaucoup d’avantages mais aussi un gros défaut, le soir vous vous couchez sans savoir de quoi sera fait demain, si vous allez travailler ou non et sur quoi avec qui. C’est très excitant mais aussi constamment stressant.

Quels conseils donneriez-vous à un jeune étudiant qui souhaite réussir dans ce domaine?
De prendre son temps et de ne pas griller les étapes et pour beaucoup que j’ai pu rencontrer, de ne pas se monter la tête et d’avoir d’ego surdimensionné.

Vous êtes également le styliste personnel de l'actrice Ludivine Sagnier, pouvez-vous nous parler de votre collaboration?
Cela s’est fait très naturellement. Nous avons shooté ensemble et je lui ai proposé mes services comme une aide, non comme un job ; finalement c’est devenu une vraie relation travail. J’ai beaucoup de chance de travailler avec elle car nous avons un super feeling ensemble et c’est une personne très agréable.

Qui rêveriez-vous de relooker?
Pas forcement relooker mais j’adorerais m’occuper de Gwyneth Paltrow, une élégance à mourir ! Angelina of course et James Franco.
Dans un autre registre, j’adorerais pouvoir travailler avec Meryl Streep et Jane Fonda.

Pouvez-vous nous décrire une journée de travail type?
Un café ! Puis on lis ses mails et réponds à tout. Je n’aime pas travailler si mes mails ne sont pas achevés sauf urgence. Puis je procède par ordre d’importance. Généralement un déjeuner à l’extérieur avec un Pr, un photographe, agent ou un ami. Puis des rencontres, verres et discussions travail avec le même genre de personnes. Rdv dans des bureaux de presse aussi afin de faire quelques sélections pour les séances photos ou essayages célébrités. Je rentre, je finis mes travaux et voilà. C’est très basic.

Est-ce parfois difficile de convaincre les marques de vous prêter des pièces?
Ça ne l’est jamais car j’ai un très bon contact avec les PR et vu que les marques travaillent selon une éthique précise de la maison, je ne les contredis jamais. Si la personne me dit non c’est qu’il y a une bonne raison (souvent le magazine ou l’évènement n’est pas assez important). Sinon en soit, elles me font assez confiance, du moins pour l’instant.

Aux USA, on voit beaucoup de TV shows sur les stylistes, aimeriez-vous avoir ce type de show en France?
Oui et non.
Je trouve qu’en France, très rares sont les émissions intéressantes et visuellement agréables. Je ne parle même pas de télé réalité qui est souvent mal gérée et qui selon moi tire la France vers le bas.
Par conséquent, même si cette idée était intéressante, à moins d’avoir un très bon réalisateur et une bonne équipe, je pense qu’il vaudrait mieux laisser ça aux USA.
De plus, cela intéresserait-il réellement les téléspectateurs français rien qu’à la vue de leurs programmations sur les chaînes actuelles ?



Selon vous comment est habillée une femme qui a le sens du style?
C’est une question à laquelle je n’aime pas répondre car le style est quelque chose de propre à chacun et non un code. Michelle Obama, Kate Moss ou encore les sœurs Olsen ont toutes du style mais portent-elles les mêmes choses ?

Quels sont les créateurs que vous admirez?
J’admire la plus part des grands créateurs chacun pour une autre raison. Je considère la mode comme un art et le créateur l’outil de celui ci. Je suis surtout admiratif de cette capacité de renouvellement perpétuel tout en gardant certains codes et une éthique commerciale.
Néanmoins, j’admire Karl pour le personnage. Il n’a peur de rien et surtout, tout ce qu’il touche est un succès.
A se demander s’il ne descend pas du Roi Midas.

Quels sont vos projets pour cette année?
Je n’ai qu’un projet : continuer sur ma lancée.
Avoir d’autres célébrités et peut-être m’étendre du côté américain.

INTERVIEW IN ENGLISH

Philippe Uter is a French stylist who works in freelance, he's also the personal sylist of the actress Ludivine Sagnier without forgetting his work of chief editor for Guapo Magazine. He contributed to various magazines such as Vogue, Number, The Optimum, Crash... We wanted to know more about it on his debuts, his stylist's everyday life as well as its opinion on the fashion business.

How did you begin your stylist's career in Paris?
I arrived to Paris to take classes at the 'Fédération Française de la couture' and at the end of a little less than year I met Ali Madhavi who introduced me on one of his shootings as an assisting stylist. I continued to assist in parallel of my school during 3 years and little by little things were made. 

What training did you follow?
As said previously I went to a fashion school and then as well as on the experience on the fieldwork.

What is the most difficult thing in this job according to you?
The fact of being freelance has many advantages but also a big defect, in the evening you're going to bed without knowing about what will be made tomorrow, if you go to work or not and on what with whom. It is very exciting but also constantly putting under stress.

What advice would you give to a young student who wants to succeed in this domain?
Take your time and not to blow out the stages and for many that I was able to meet don't be full of yourself with a oversized ego.

You are also the personal stylist of the actress Ludivine Sagnier, can you tell us about your collaboration?
It was very natural. We shot together and I proposed her my services as a help, not as a job; finally it became a real work relation. I am very lucky to work with her because we have a great feeling together and she is a very pleasant person. 



Who would you dream to make over? 
Not really make over but I shall like taking care of Gwyneth Paltrow, she has an elegance to die! Angelina and James Franco of course. In another register, I shall like being able to work with Meryl Streep and Jane Fonda.

Can you describe us a typical working day?
A coffee! Then I read my e-mails and answer everything. I do not like working if my e-mails are not finished except urgency. Then I proceed in ascending order. Generally a lunch outside with a Pr, a photographer, an agent or a friend. Then meetings, going out with friends and discussed work with the same kind of persons. Appointments in press offices also to make some selections for shootings or celebrities fittings . I bring in, I finish my works and here is. It is very BASIC. 

Is it sometimes difficult to convince the brands to lend you samples? 
Never because I have a very good contact with the PR and seen whom the brands work according to a precise ethics of the house, I never contradict them. If the person says to me no it is because there is a good reason (often the magazine or the event is not rather important). Otherwise is there, they enough rely on me, at least at the moment.

In the USA, we see many TV shows on the stylists, would you like to have this type of show in France? Yes and no. I think that in France, it's very rare to watch interesting and visually pleasant TV shows. I do not even speak about reality TV which is often badly managed and which according to me brings down France to the lowest. . Consequently, even if this idea was interesting, unless having a very good director and a good team, I think that it would be better to leave that in the USA. Furthermore, would it really interest the French televiewers  according to their programmings on the current channels? 

According to you how is dressed a woman who has the sense of style?
It is a question which I do not like answering because the style is something appropriate for each and not a code. Michelle Obama, Kate Moss or the Olsen sister  have all of the style but do they wear the same things?



Who are the designers you admire? 
I admire most part of the big designers each another reason. I consider the fashion as an art and the designers tools of that this. I am especially admiring of this perpetual capacity of renewal while keeping certain codes and a business ethics. Nevertheless, I admire Karl the character. He is afraid of nothing and especially, all that he affects is a success. To wonder if he's related to the King Midas. 

What are your projects for this year? 
I have only one project: continue on my throw. Working with new celebrities and maybe going to the American side.

samedi 7 avril 2012

INTERVIEW: Les créatrices de LbyO design



Fleur Linet et Marie Obegi sont les jeunes créatrices de la marque LbyO, elles ont eu l'idée ingénieuse de créer des souliers à messages, elles créent leur entreprise en 2010 au moment d'atteindre leur majorité en lançant un escarpin avec l'inscription 'Epouse moi'. En effet, sous la semelle de chaque paire une phrase en or est gravée, cela peut être une citation ou des mots évocateurs. Elles ont aussi pensé à notre confort en insérant un petit coussinet en gel dans la chaussure afin d'éviter de torturer nos pieds. La marque offre un concept original et des chaussures remarquables et remarquées.

D'où vient cette idée d'une chaussure à message?
L'idée du message sous les chaussures est représentative des créations de la marque, nous voulions nous distinguer par une touche subtile et à la fois féerique. Les créations LbyO sont des souliers destinés à des femmes ingénieuses et raffinées: allier littérature et talons aiguilles, voici un réel défi pour nous.

Quel message rêvez- vous d'inscrire sur une chaussure sans oser le faire?
Une cliente particulière nous avait demandé de lui réaliser une paire sur mesure avec le message 'Viole moi', nous avons refusé car cela ne correspond pas à notre idéologie. Nous ne voulons pas provoquer pour provoquer, le message gravé est un symbole fort et nous tenons à ce qu'il connote les valeurs de la marque: il doit rester féerique, enchanteur et attractif. Cependant, nous avons réalisé un modèle spécial: le Saint Henry a deux variations: Le modèle en lin beige porte le message suivant: Un peu, beaucoup et la version plus habillée en paillettes bleues: A la folie, Passionnément.
Nous envisageons également de réaliser plusieurs autres collections capsules de ce type pour les prochaines saisons: l'une sur le thème astral et les autres sont encore des secrets :)



Qu'est ce qui vous inspire pour vos créations?
Nos voyages, nos amis et également nos équipes: chacun de nos modèles portent le nom d'un homme qui nous a plus ou moins marqué. Ex: Jules, James, Stéphane.

Avec quel autre créateur aimeriez-vous collaborer?
Collaborer avec Elie Saab serait un grand honneur. Nous partageons son amour pour le drapé et les soies. Ses créations sont à la fois mythiques et mystiques. Dans un autre registre, le créateur Gareth Pugh est aussi une source d'inspiration pour nous: ses créations imposantes et gigantesques contrasteraient très bien avec nos souliers. Enfin une collaboration avec Balmain serait l'apogée. Une jolie veste bien coupée et une paire d'escarpins, voici pour moi les éléments clés d'un look réussi.

Souhaitez-vous étendre votre marque à d'autres types d'accessoires?
Pour le moment non, nous souhaitons nous recentrer et nous focaliser sur les souliers. Ces derniers nécessitent un savoir faire énorme! Une paire de soulier passe minimum par trois usines différentes avant sa commercialisation et subit plus de 30 modifications et nous avons encore beaucoup de procédés à expérimenter. Nous voulons nous spécialiser, devenir maître en a la matière afin de proposer des souliers toujours plus vertigineux et plus confortables. Peut-être ensuite viendra une ligne de sacs et de maroquinerie afin d'assortir les souliers mais ce n'est pas une certitude.



Avez-vous une icône de mode?
Nous n'avons pas une icône de mode précisément mais nous respectons énormément Coco Chanel, même si cette réponse parait un peu cliché, Coco a su s'imposer avec grâce et fermeté dans un univers très fermé et convoité. Elle a su imposer son style et ses goûts, elle était anticonformiste. De plus sa citation "Une femme bien chaussée n'est jamais laide" est notre crédo.

En tant que jeune créateur quel est le plus grand défi auquel vous avez dû faire face?
Le plus grand défi est de convaincre les boutiques que vos créations vont se vendre, trouver des points de vente à l'échelle nationale et internationale.
Cependant nous avons eu beaucoup de chance, le concept des souliers messagers nous a permis de nous imposer comme une marque novatrice et intéressante.

Pouvez-nous nous décrire une journée de travail type?
La marque LbyO est basée entre Paris et New York. Une journée de travail type est donc une journée de 24H, lorsque je vais me coucher, Marie mon associée prends le relais de l'autre côté de l'atlantique.

Quels sont vos projets pour 2012?
Nos projets pour 2012 sont de développer les créations, l'image et la partie commerciale de la marque LbyO. Le but est dans quelques années, de devenir une référence dans le soulier féminin.


Interview in English

Fleur Linet and Marie Obegi are the young designers of the brand LbyO, they had the ingenious idea to create messages shoes, they create their company in 2010 at the time of reaching their majority by launching a low-fronted shoe with the inscription 'Marry me '. Indeed, under the sole of every pair a sentence is engraved in gold (a quotation or suggestive words.) They also thought of our comfort by inserting a small cushion in frost into the shoe in order to avoid  torturing our feet.  The brand offers an original concept and remarkable and noticed shoes.

Where this idea of a message shoe comes from? 
The idea of the message under shoes is representative of the brand, we wanted to distinguish ourselves by a subtle and at the same time magic touch. The LbyO shoes are intended for ingenious and sophisticated women: ally literature and stiletto heels, here is a real challenge for us. 

What message do you dream to register on a shoe without daring to make it?
A particular customer had asked us to realize her a custom-made pair with the message 'Rape me', we refused because it does not correspond to our ideology. We do not want to provoke, the engraved message is a strong symbol and we like that it connotes the values of the brand: it has to remain magic, charming and attractive. However, we realized a special model: Saint Henry which has two variations: the beige linen model carries the following message: A little, many and the version more dressed in blue glitter in the madness, passionately. We also intend to realize several other capsules collections of this type for next season: the one on the birth chart and the others are still secrets :)



Who inspires you for your creations? 
Our journeys, our friends and also our teams: each of our models carry the name of a man who more or less marked us. Ex: Jules, James, Stéphane. 

Who is the designer you would like to collaborate with? 
To collaborate with Elie Saab would be a great honor. We share his love for the drape and the silks. His creations are at the same time mythical and mystic. In another register, the designer Gareth Pugh is also a source of inspiration for us: these impressive and gigantic creations would contrast very well with our shoes. Finally a collaboration with Balmain would be the peak. An attractive well cut jacket and a pair of low-fronted shoes, here is for me the key elements of a successful look.



Do you wish to extend your brand to the other types of accessories?
For the moment not, we wish to focus on shoes. These last ones require an enormous knowledge! A pair of shoe crosses minimum by three different factories before its marketing and undergoes more than 30 modifications and we have some more of processes to be experimented. We want to specialize, to become master with this subject: propose shoes always more vertiginous and more comfortable. Maybe then will come a line of bags and leather craft to match shoes but it is not a certain.

Do you have a fashion icon?
We don't exactly have a fashion icon but we respect enormously Coco Chanel, even if this answer sounds a little bit cliché, Coco knew how to be imperative with grace and firmness in a very closed universe. She knew how to impose her style and her tastes, she was nonconformist. Of no more her quotation "A well put shoes woman is never ugly " is our crédo. 

As young designer which is the biggest challenge you had to face?
The biggest challenge is to convince the stores that our creations are going to be sold, to find points of sale in the national and international echelle. However we were very lucky, the concept of shoes messengers allowed us to stand out as to us an innovative and interesting brand.


Can us describe us a typical working day?
The brand LbyO is based between Paris and New York. A typical working day is thus a 24-hour day, when I am going to bed), Marie my partner take the relai on the other side of the Atlantic Ocean.

What are your projects for 2012?
Our projects for 2012 are to develop the creations, the image and the commercial part of the brand. The purpose is in a few years, to become a reference in the feminine shoe.


Lien: LbyO

mardi 28 février 2012

INTERVIEW: Amélie Pichard, créatrice de chaussures et de sacs

Nous avons découvert la créatrice Amélie Pichard via sa collection de chaussures et de sacs en liège, cette matière nous a intrigué et nous avons voulu en savoir plus sur la personne derrière ces créations originales, féminines et inspirées du vintage. Amélie Pichard s'est fait connaître en gagnant le prix du jeune créateur de Bata en 2009 et en créant donc une collection capsule pour la marque. La collection printemps/ été 2012 permet d'associer chaussures aux sacs de la même matière et couleur, un concept innovant et plutôt pratique pour les mordues de l'association d'accessoires! Si nous devions choisir nos pièces préférées nous opterions pour le sac A.BAG noir avec le petit crocodile en métal doré et bien sûr les chaussures en liège, notre coup de coeur.


Dites-nous comment tout a commencé pour vous?
5 ans chez Dice Kayek en tant que directrice du studio, une formation chez un bottier parisien pour apprendre les méthodes de fabrication de la chaussure, le concours Bata des jeunes créateurs qui m'a encouragé à lancer ma marque. Ça fait bientôt deux ans.


Que retenez-vous de votre collaboration avec la marque Bata?
La chance de pouvoir s'adresser aux petits budgets. Et un vrai coup de pouce!



Comment décririez-vous le style Amélie Pichard?
Sophistiqué, vintage et décalé

Pouvez-vous nous parler de votre envie de travailler avec du liege?
J'aime le mélange du brut au sophistiqué. Le liège est la matière idéale à mélanger avec des matières plus chics.



Quelles sont les qualités indispensables au métier de créateur selon vous?
Un univers, de la volonté et être bien entouré.

Avez-vous une icône?
Suivant mon thème de collection et mon envie, je fais un mix de plusieurs femmes qui souvent n'existent plus aujourd'hui... Une fois les modèles crées je les imagine sur Charlotte ma muse (qui elle est bien vivante) et si ça colle, banco!

En tant que jeune créateur quel est le plus grand défi auquel vous avez dû faire face?
Trouver un fabricant! Après avoir testé plusieurs usines, une amie créatrice de chaussures (très gentille) m'a filé le bon contact, elle fait des chaussures de filles très colorées je suis sûr que vous voyez de qui je veux parler!

Pouvez-vous nous décrire une journée de travail type? 
Je travaille dans mon Home-sweat-home/Atelier, aucun jour ne se ressemble... Je suis sur tous les fronts en même temps (collection, production, comptabilité, etc). Donc j'ai trois bureaux dans la même pièce, c'est la seule solution que j'ai trouvé pour arriver à découper mon cerveau et mon organisation... Mes compagnons de travail sont mes deux chats persans Sailor & Lula ;)


Quel métier autre que celui de créateur auriez-vous pu exercer?
Je suis professeur de stylisme dans une école de Mode Parisienne (Mod'art), c'est mon deuxième métier, et j'adore ça. Sinon chineuse et spécialiste vintage m'aurait bien plu.

Quelle a été votre inspiration pour votre collection Nostalgia?
Un mélange entre l'univers coloré et décalé 80's des B52's, et le minimalisme des 60's, adapté à mes modèles incontournables inspirés d’héroïnes de cinéma passées mais jamais oubliées... Tel que Audrey Horne de Twin Peaks ou Carmen Miranda. 

Quels sont vos projets pour 2012?
Un magnifique point de vente au Bon Marché à Paris depuis le 20 février dernier. Puis, un modèle de sac le "A.BAG" avec un crocodile en métal doré, une vraie réédition vintage qui connait déjà beaucoup de succès. (Bientôt disponible sur lexception.com).


Interview in English

We discovered the designer Amélie Pichard via her collection of shoes and bags in cork, this material intrigued us and we wanted to know more about the person behind these designs original, feminine and inspired by the vintage. Amélie Pichard became known by winning the prize of the young designer of Bata in 2009 and so by having the possibility of creating a capsule collection for the brand. The spring/ summer 2012 collection allows to associate shoes with the bags from the same material and color, an innovative concept and rather practical for the fanatics of the association of accessories. If we had to choose our favorite pieces we would opt for the black bag A.BAG with the small crocodile in golden metal and of course the shoes in cork, our very favorite.

Tell us how everything began for you?
5 years at Dice Kayek as director of the studio, a training at a Parisian bootmaker to learn the methods of fabrication of the shoe, the Bata contest of the young designers which encouraged me to launch my brand. It's been almost two years.

What did you learn the most from your collaboration with the brand Bata?
The luck to be able to address low budgets. And a real help!

How would you describe the style Amélie Pichard?
Sophisticated, vintage and edgy.

Can you tell us about your envy to work with the cork material?
I like the mix between raw and the sophisticated. The cork is the ideal material to mix with materials more chic.

What are the qualities indispensable to the designer's job according to you?
A universe, the will and to be surrounded well. 


Do you have an icon?
According to my collection theme and my envy, I make a mix of several women who often do not exist any more today... Once the models is created I imagine them on Charlotte my muse (who's very alive) and if that sticks, banco!

As a young creator which is the biggest challenge you had to face?
Find a manufacturer! Having tested several factories, a creative friend of shoes (very kind) spun me the good contact, she makes very colored and girly shoes, I am sure you see who I mean!

Can you describe us a typical working day?
I work in my Home-sweat-home / workshop, no day is alike... I am on all the fronts at the same time (collection, production, accounting, etc.). Thus I have three offices in the same room, it is the only solution that I found to manage to cut my brain and my organization... My working companions are my two Persian cats Sailor and Lula;)



What job other one than designer would you have been able to exercise?
I am a styling teacher in a Fashion school in Paris (Mod' art), it is my second job, and I like that. Otherwise bargain hunter and vintage specialist would have pleased well me.

What was your inspiration for your collection Nostalgia?
A mix between the colored and edgy universe from the B52 in the 80's, and the minimalism of the 60's, adapted to my incontrovertible icons inspired by past but ever forgotten heroines of cinema... Such as Audrey Horne from Twin Peaks or Carmen Miranda.

What are your projects for 2012?
An amazing corner in the Bon Marché in Paris since last February 20th. Then, a model of bag the "A.BAG" with a crocodile in golden metal, the real vintage republication which already knows a lot of success. (Soon available on lexception.com).



jeudi 23 février 2012

INTERVIEW: Fred Marzo, créateur de souliers

Fréderic Foubet Marzorati est un jeune créateur français diplômé du Studio Berçot et formé chez Stéphane Kélian, Catherine Sartore et Christian Louboutin. Ce passionné aurait pu continuer de créer des chaussures pour la marque Sartore dans le confort mais il a choisi le défi de lancer sa propre marque de souliers de luxe en 2010.
Il signe chaque création d'une ligne rouge sur le talon des chaussures ainsi que de l'inscription 'monté fini main' sur chaque semelle afin de nous rappeler que le fait main Made in France reste une perle rare...
On aime la féminité et l'inspiration vintage des créations, la cambrure sexy du pied ainsi que notre coup de coeur pour le modèle Titine100 avec les rebords courbés.



Dites-nous comment tout a commencé pour vous?
Pendant mes études au Studio Berçot, une intervenante est venue pour nous parler de son métier de styliste chaussure, c'est la que j'ai découvert qu'on pouvait vraiment se spécialiser et que j'ai décidé de faire de la chaussure mon métier.

Que retenez-vous de votre expérience chez Christian Louboutin?
La richesse de ses collections et surtout de son univers, il m'a appris qu'on pouvait toujours aller plus loin et pousser les limites (du décolté). 

Comment décririez-vous le style Fred Marzo?
Même si je m'inspire du vintage et de l'histoire de la mode/costume, je le décrirai comme intemporel et contemporain, épuré mais surtout féminin.

A quoi fait référence la ligne rouge sur les talons de vos créations?
La ligne rouge fait référence au bas couture. Pour moi c'est un symbole de féminité, d'ailleurs pendant la seconde guerre les femmes se le dessinaient au crayon noir sur la jambe. 

Vous différenciez les termes souliers et chaussures, pouvez-vous nous l'expliquer?
Oui en effet, je trouve que le terme chaussure est un peu galvaudé (chaussure de sport, de ville, d'équitation, de ski...) alors que quand on parle de soulier on ressent tout de suite la délicatesse, la finesse et la qualité du produit dont on parle.

Quelles sont les qualités indispensables au métier de créateur ?
Passionné, c'est vraiment un métier de passion, mais aussi curieux c'est ce qui nous permet de s'enrichir. 



En tant que jeune créateur quel est le plus grand défi auquel vous avez dû faire face?
Je pense que celui de créer sa propre maison est déjà un sacré défi, non?

Avez-vous une icône de mode?
Je ne pense pas avoir d'icône, j'aime et apprécie le travail et l'univers de différents stylistes/créateurs, pareil pour certaines actrices et chanteuses qui m'évoquent quelque chose de bien défini. Mais je trouve le mot "icône" un peu fort, tout comme "idole".

Qu'est-ce que le Made in France vous évoque?
Il m'évoque un savoir-faire, la couture, l'artisanat. Si Paris a été considérée capitale de la mode pendant des années c'est aussi grâce au Made in France.

Pouvez-vous nous décrire une journée de travail type?
Je consacre généralement mes matinées à la gestion, toute la partie administrative avec un grand mug de café histoire d'avoir les idées claires!

L'après midi c'est plutôt la partie créative qui est à l'honneur, que ce soit pour Fred Marzo ou pour Sartore avec qui je collabore.
Mais les journées s'organisent surtout en fonction des priorités, rien n'est fixe. 

Parlez-nous de votre collection de sacs
Fred Marzo c'est surtout un ligne de souliers donc les sacs sont forcement un peu marginaux, mais c'est l'accessoire que j'ai voulu intégrer dès le début aux collections car je trouve que c'est celui qu'on associe immédiatement aux souliers.



Quel métier autre que celui de créateur auriez-vous pu exercer?
J'adore l'architecture et le design, mais je pense pas que j'aurais pu faire un autre métier j'aime tellement le mien.


Quels sont vos projets pour 2012?
Je voudrais développer la ligne d'accessoire,  et toujours made in France! 

INTERVIEW IN ENGLISH

Fréderic Foubet Marzorati is a young French designer graduated from the Studio Berçot and trained at Stéphane Kélian, Catherine Sartore and Christian Louboutin. This enthusiast designer would have been able to continue to create shoes for the brand Sartore in the comfort but he chose the challenge of launching his own brand of shoes top of the range in 2010. He signs every creation of a red line on the heel of shoes as well as some inscription 'gone up finished hand' on every sole to remind us that hand-made Made in France stays a rare pearl... We like the femininity and the vintage inspiration of the creations, the sexy curve which and our very favorite is the model Titine100 with the bent edges.


Tell us how everything began for you?
During my studies in the Studio Berçot, a participant came to talk to us about the job stylist's job, so I discovered that we could really specialize and then I decided to make of the shoe my job. 

What did you learn the most from your experience at Christian Louboutin?
The wealth of his collections and especially his universe, he taught me that we could always go farther and push the limits (of the décolté)



How would you describe the style Fred Marzo?
Even if I am inspired by the vintage and by the fashion history I shall describe it as timeless and contemporary, uncluttered but especially feminine.

What does refer the red line on the heels of your creations?
The red line makes reference to the seamed stocking. For me it is a symbol of femininity, moreover during the second war the women used to draw it with a black pencil on the leg.



You differentiate the terms shoes and souliers, can you explain it to us? 
Yes indeed, I find that the term shoe is a little tarnished (shoe of sport, city, equitation, ski) while when we speak about 'soulier' we feel at once the delicacy, the sharpness and the quality of the product about which we talk about.

What are the qualities indispensable to the designer's job?
Passioned, it is really a job by passion, but also curiosity is what what allows us to grow. 

As a young creator which is the biggest challenge you had to face?
I think that creating my own company is already a huge challenge, no?

Do you have you a fashion icon?
I do not think of credit note of icon, I like and estimate the work and the universe of various stylists / creators, similar for certain actresses and singers who evoke me something well defined. But I find the word "icon" a little bit hardly, quite as "idol".



What the made in France evokes you?
It evokes me a know-how, the sewing, the small business crafts. If Paris was considered major of the fashion during years it is also thanks to the made in France. 

Can you describe us a typical working day?
I dedicate generally my mornings to the management, all the administrative part with a big mug of coffee just to have the clear ideas! After noon it is rather the creative part which is for the honor, whether it is for Fred Marzo or for Sartore with whom I collaborate. But days get organized especially according to the priorities, nothing is fixed. 

Tell to us about your collection of bags
Fred Marzo is especially one line of shoes thus bags are a little bit marginal, but it is the accessory which I wanted to integrate from the beginning into collections because I find that it is the one that we associate immediately with shoes. 



What job other one than that of the designer would you have been able to exercise?
I like the architecture and the design,  but I don't think that I would have been able to do another job I like mine so much. 

What are your projects for 2012?
I would like to develop the line of accessory, and always made in France!

Link: FredMarzo